Les Amants

magnifiques

 

comédie-ballet en cinq actes de Molière et Lully (1670)

avec Le Concert Spirituel et la Cie de Danse l’Eventail

La scène se passe en Thessalie, dans la délicieuse vallée du Tempé. Deux grands rois, Iphicrate et Timoclès, se disputent la main de la princesse Eriphile. Pour la charmer, ils multiplient fêtes et spectacles, sans parvenir pourtant à décider son choix.

 

La reine Aristione, mère de la princesse, charge le jeune général Sostrate de sonder Eriphile : ce dernier n’accepte la mission qu’avec répugnance.

 

C’est le bouffon de cour Clitidas qui parvient à percer le double secret : Sostrate aime Eriphile, mais sait que son rang lui interdit de prétendre à sa main ; et Eriphile aime Sostrate, ce pourquoi elle repousse ses deux nobles prétendants, sans avouer pour autant une passion que son rang lui interdit.

 

L’intervention miraculeuse de la déesse Vénus semble presser les choses : elle annonce qu’Eriphile devra choisir celui des princes qui aura sauvé les jours de la reine sa mère. Désespérés, les deux jeunes gens se déclarent leur amour et se disent adieu simultanément.

 

Or la prétendue apparition n’est qu’un artifice imaginé par l’astrologue Anaxarque et son fils Cléon, pour se faire valoir auprès de la reine, fort superstitieuse, et favoriser Iphicrate qui les a soudoyés. Lors d’une attaque simulée, ce dernier interviendra à point nommé pour protéger la souveraine – et remporter ainsi la main d’Eriphile.

 

Un incident imprévu retourne la situation : la reine est attaquée par un sanglier sauvage alors qu’elle se promenait avec sa suite dans les bois. Sostrate, seul à ne pas s’enfuir, tue l’animal féroce au péril de sa vie.

 

La reine accorde la main d’Eriphile à Sostrate, et de grandes fêtes concluent cette “folle journée”.

Une redécouverte totale

– première reprise de l’œuvre intégrale depuis 1670.

– garantie d’intérêt des média, des spécialistes, des enseignants… et du public.

 

L’apogée d’un genre

– une féérie mettant en jeu tous les arts de la scène.

– une partition de première force (une heure et demie de musique sur 2h30 de spectacle).

– une architecture d’ensemble remarquable de raffinement et de poésie.

 

Singularité et profondeur

– théâtre, chant, musique, danse, pantomime : tous les arts de la scène réunis.

– un registre inhabituel de Molière (l’élégie).

– une réjouissante (et toujours actuelle !) satire de l’astrologie.

– un voyage initiatique dont les divertissements sont les portes à franchir.

– une interrogation subtile sur les arts de la scène et leur ambigüité.

 

Bascule historique

– l’apogée de la comédie-ballet, la fin du ballet de cour et l’éclosion de l’opéra.

– la pastorale, premier opéra de Lully – sa première “plainte” française, son premier “sommeil”…

et l’original du menuet du Bourgeois gentilhomme !

– la dernière danse de Louis XIV.

Une équipe compétente et engagée

– Les Malins Plaisirs, Le Concert Spirituel, l’Eventail : trois compagnies dans leur exact domaine de compétence.

– 4 coproducteurs institutionnels, garants de la validité du projet – Opéras de Rennes, de grand Avignon et de Massy, Centre de Musique Baroque de Versailles – associés aux trois compagnies, coproductrices elles aussi, à la même hauteur.

– 19 musiciens, 9 chanteurs, 8 danseurs, 9 comédiens.

 

Respect absolu de l’esprit

– l’intrigue amoureuse et la satire de la vie de cour

– l’inventivité constamment renouvelée des divers “spectacles”

– le parcours symbolique et poétique des amants.

 

Réinterprétation de la lettre

– pas de reconstitution historique : l’inventivité, le charme et la séduction de la “french touch”

– “magnificence” visuelle, changements à vue

– décors : la toile peinte renouvelée par la matière, le graphisme et la lumière

– costumes : synthèse entre haute couture contemporaine et motifs d’époque

Les comédiens des Malins Plaisirs

 

Sostrate : Laurent Prévot

Clitidas : Pierre-Guy Cluzeau

Le prince Iphicrate : Maxime Costa

La princesse Aristione : Mélanie Le Moine

Le prince Timoclès : Benoît Dallongeville

Anaxarque : Quentin-Maya Boyé

Cléon : Olivier Berhault

Cléonice : Jeanne Bonenfant

La princesse Eriphile : Marie Loisel

 

 

Les solistes du Concert Spirituel

 

Climène : Margo Arsane

Caliste : Marie Favier

La nymphe du Tempée, la Prêtresse : Lucie Roche

Eole, 2ème Satyre : Geoffroy Bussière / Nathanaël Tavernier

Ménandre, 3ème Amour : Stéphan Colardelle / Martial Pauliat

Lycaste, 2ème Grec : Clément Debieuvre

Le Triton, 1er Satyre, 3ème Grec : Thibault De Damas

Tircis : Laurent Deleuil

Philinte, 4ème Amour : David Witczak

 

 

Les danseurs de la Cie de Danse l’Eventail

 

Romain Arreghini

Bruno Benne

Anne-Sophie Berring

Bérengère Bodénan

Sylvain Bouvier

Olivier Collin

Robert Le Nuz

Artur Zakirov

 

 

Les instrumentistes du Concert Spirituel

 

Violons : Olivier Briand (1er violon), Yannis Roger, Benjamin Chénier, Florence Stroesser

Altos : Alain Pégeot, Marie-Liesse Barau, Géraldine Roux, Benjamin Lescoat

Violoncelles : Nils De Dinechin, Julie Mondor (continuo)

Viole : Yuka Saïto (continuo)

Clavecin : Elisabeth Geiger (continuo)

Théorbe : Bruno Helstroffer (continuo)

Hautbois et flûtes : Héloïse Gaillard, Luc Marchal

Bassons : Nicolas André, Mélanie Flahaut

Trompette : Jean-Baptiste Lapierre

Percussions : Laurent Sauron

 

 

Direction artistique et mise en scène : Vincent Tavernier – Les Malins Plaisirs

Conception musicale : Hervé Niquet – Le Concert Spirituel

Chef associé : Nicolas André

Chorégraphie : Marie-Geneviève Massé – Cie de Danse l’Eventail

Décor : Claire Niquet

Costumes : Erick Plaza-Cochet

Lumière : Carlos Perez

Assistante à la mise en scène : Marie-Louise Duthoit

Assistant à la chorégraphie : Olivier Collin

 

 

Coproduction : Les Malins Plaisirs,Le Concert Spirituel, La Compagnie de Danse L’Eventail, L’Opéra de Rennes, Le Centre de Musique Baroque de Versailles, L’Opéra de Massy, L’Opéra Grand Avignon, La Ville du Touquet-Paris-Plage, L’Opéra de Limoges (Co-producteur de la reprise).

 

Avec le soutien de laSPEDIDAM et de l’ADAMI.